Musique au temps du peintre Jérôme Bosch (1453-1516)

Bruno Bonhoure – Direction musicale, chant
Khaï-dong Luong – Conception, mise en scène
Tiphaine Gauthier – Flûtes à bec
Julie Dessaint – Vièle à archet
Leah Stuttard – Harpe

Avec la participation du Chœur d’enfants de la Providence

« Gloire à ces hommes vaillants qui méritent, ô combien !, que nous gardions leur souvenir et que la postérité les célèbre, eux qui osèrent se confier à une mer inconnue et sans limite, eux qui osèrent s’aventurer dans ces immenses vides de la nature. Ils nous ont enseigné qu’à l’homme rien n’est impossible. »

Antonio de Ferrariis (1444-1517)

La lente transition qui amena l’Europe médiévale vers la Renaissance a laissé dans son sillage des œuvres musicales d’une grande richesse et d’une grande diversité.

« Le Labyrinthe des passions » rend hommage à cette époque charnière, complexe et foisonnante, où le dialogue des arts – la rencontre du profane et du sacré – concourra à forger la philosophie des siècles à venir.

La Camera delle Lacrime poursuit ici sa recherche de nouveaux formats scéniques appliqués aux répertoires de la musique ancienne. Dans ce concert mis en scène par Khaï-dong Luong, les musiciens sont sollicités au-delà de leur geste d’instrumentiste. Par leur présence, leur voix, leur jeu, ils évoquent, tour à tour, des figures mythologiques appartenant à l’imaginaire de ces siècles.

Le ténor auvergnat Bruno Bonhoure est le guide dans cette aventure. Il est celui qui permet de voyager d’une époque à l’autre, de passer de la musique à la peinture, de la monodie à la polyphonie. Aussi à l’aise sur la lyrique courtoise que les répertoires de tradition populaire, il incarne la voix de ces compositeurs dont les œuvres sont conservées dans le manuscrit de l’Escorial.

« Le Chansonnier de l’Escorial » est une compilation de chansons profanes qui se décline sous la forme de deux manuscrits ; le premier rédigé en Flandre vers 1440, le second en Italie vers 1470. Le chansonnier emprunte son nom au lieu où il est actuellement conservé : la bibliothèque du Site royal de Saint-Laurent de L’Escorial, près de Madrid.

Cette création reçoit le soutien du Sémaphore de Cébazat et de Clermont Communauté. La Camera delle Lacrime est soutenue par la DRAC Auvergne, le Conseil Régional d’Auvergne, la Spedidam et l’Adami.